Minute #feministe 10/07/2017 #sexismeembryonnaire

Cette image est sexiste au delà d’être complètement erronée.
J’ai fait de la biologie du développement dans une autre vie et suis toujours passionnée par les sciences de la vie donc j’en profite pour partager « un peu » ma science.

Biologiquement parlant.

L’homme a comme seule fonction de fournir un spermatozoïde qui en résumé est la moitié du matériel génétique et un « moteur » pour arriver à destination pour la fécondation (c’est pour ça qu’il est petit et très mobile).

La femme, fournit l’ovule: la moitié du matériel génétique, l’ADN mitochondrial (mitochondries = les réserves d’énergies de nos cellules, rien que ça), héberge l’embryon qui se développe, fournit évidemment toutes les ressources et l’énergie. Ce à quoi s’ajoute la fonction de mettre au monde le foetus qui s’est développé à terme.

Faisons un parallèle parlant: construisons une maison
– L’homme amène: la moitié des plans et le moyen d’arriver jusqu’au terrain
– La femme amène: l’autre moitié des plans, le terrain, les ressources et matériaux, les ouvrier-e-s… et fait le boulot de construction et la livraison.
(je parle d’un point de vue biologique hein)

Voilà donc non cette image ce n’est pas une première photo de vous et ne l’a jamais été. Cela ne viendrait à l’idée de personne de dire qu’une photo d’un bras ou d’une partie de votre corps est une photo de soi.

Minute #feministe 08/08/2017 #notallmen

Personne ne pense vraiment « tous les hommes »
Juste trop d’hommes
Juste assez d’hommes pour avoir peur
Juste assez d’hommes que tout toutes les femmes l’aient vécu

Juste assez pour en faire un problème sociétal et non un problème personnel.

Minute #feministe 06/07/2017 #biba

Biba et son fameux article sur les règles. Merci buzzfeed d’avoir relayé.

Je laisse la parole à Flo pour l’explication de en quoi c’est misogyne et irrespectueux d’un phénomène physiologique qui touche 52% de la population sur la planète.
Oui PHYSIOLOGIQUE oui NATUREL oui qui fait partie du processus de la reproduction.  oui 52% CINQUANTE DEUX POUR CENT  de la  population

« Le magazine féminin (et misogyne comme la plupart des magazines féminins) Biba publie tout un tas de témoignages d’hommes dégoutés par les règles. Un vrai festival de misogynie.

Voilà ce que ça m’inspire :

Nous vivons dans une société qui glorifie le pénis et le sperme, il n’y a qu’à voir le porno, qui nous incite à avaler du sperme ou à nous prendre du sperme sur le visage.
Tout le monde sait dessiner un pénis. Mais qui sait dessiner une vulve ?
Tout le monde sait identifier un spermatozoïde. Qui sait à quoi ressemble un ovule ?
Etc etc…
Et les porteurs de pénis sont les privilégiés et les dominants dans toutes nos sociétés.

Par contre, les règles sont complètement taboues et salies par le patriarcat.
Exemples :
Même les pubs pour serviettes hygiéniques utilisent un liquide bleu pour ne pas montrer du rouge, comme si nos règles étaient honteuses.
Les jeunes femmes ont souvent honte d’acheter des tampons/serviettes (j’en ai fait partie) alors que les jeunes hommes sont très fiers d’éjaculer.
Dans toutes les cultures, on rejette et méprise les femmes au moment où elles ont leurs règles : en Inde, on les rejette du village, ici on dit qu’elles font tourner la mayonnaise, on interdit des endroits aux femmes (même une île entière au Japon) pour ne pas risquer qu’elles « souillent » l’endroit si elles ont leurs règles, etc…
Il y a tout un tas de clichés misogynes sur les règles : « c’est dégueulasse, c’est impur, les femmes sont insupportables quand elles ont leurs règles, etc… »

Tout le système nous apprend bien à nous détester en tant que femmes (exactement comme avec le body shaming et les injonctions aux critères de « beauté » inatteignables qu’on impose aux femmes) et à avoir honte de nos règles, à les trouver dégueulasses. Tout ça n’existe pas pour les hommes, ni avec leur corps, ni avec leur sperme. Au contraire.

Jamais on ne lirait des articles qui conseillent aux hommes de nous faire un cuni pendant nos règles et de les avaler, ou de s’étaler nos menstrues sur la tronche pour avoir une belle peau.
Parce que s’étaler ou avaler les sécrétions de quelqu’un, c’est une forme de soumission. Et ça, on le réserve aux femmes.

Nos règles n’ont absolument rien de sale. Elles nous permettent de donner la vie si on le souhaite. Nos règles sont complètement naturelles et font partie de nos vies de femme, de nos corps de femmes. Il faut sortir de cette image complètement inventée par le patriarcat. J’ai appris à aimer mes règles et à ne plus en avoir honte du tout. ❤️
On n’a vraiment pas besoin de se détester, d’avoir honte ou d’être méprisée parce que notre corps de femme fonctionne normalement.

On peut individuellement être dégouté-e par les règles et/ou le sperme. Encore que tout ça vient d’un conditionnement qu’il faut déconstruire.
Mais un magazine féminin qui ne publie que des témoignages d’hommes dégoutés par ce qui fait partie du corps des femmes, c’est participer à la misogynie ambiante, c’est dire aux femmes qu’elles devraient avoir honte d’être des mammifères, d’être ce qu’elles sont.
C’est faire l’injonction aux femmes d’être de jolis objets sexuels bien propres prêts à être pénétrés, et que surtout, nos vulves ne doivent servir qu’au plaisir des hommes, la plupart du temps conditionnés au porno, donc qui attendent de nos chattes d’être epilées, normées et surtout bien « propres » et lisses (des vulves de petites filles, quoi) mais surtout pas des chattes naturelles de mammifères, de femmes adultes, de personnes, d’êtres vivantes qui oui, ont leurs règles. »

Texte de Flo Marandet

LE MYTHE DE LA PULSION SEXUELLE INCONTROLABLE

Révolution Féministe

 Par Francine Sporenda

L’argument de la pulsion sexuelle incontrôlable est un cliché central du discours de justification et d’excuse des violences masculines.  S’il ne s’agit que de répondre à la question : « les pulsions sexuelles masculines sont-elles vraiment incontrôlables ? », la réponse est évidente et immédiate : non, elles ne le sont pas. Parce que—à moins d’être fous, ou ivres– les hommes ne violent pas les femmes lorsque les conditions extérieures ne sont pas propices et qu’ils ne sont pas quasi-certains de l’impunité (ou croient l’être) : ils ne violent pas en public, que ça soit au restaurant, au travail, dans une gare, ou dans un grand magasin. Le passage à l’acte d’un violeur survient suite à une évaluation des risques et des chances de succès—il faut qu’il y ait absence de témoins (sauf si complices), faiblesse physique relative de la cible, qu’elle soit incapacitée par alcool ou drogue etc. Si le risque est…

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