Minute #feministe 20/09/2016 #SuzanneBuisson

L'Histoire par les femmes

Suzanne Lévy devenue Suzanne Buisson (1883 – déportée en 1943)est une résistante et une femme politique  française.

Suzanne BuissonSuzanne Lévy nait le 19 septembre 1883 à Paris. Sa famille, modeste, part rapidement à Dijon où Suzanne passe son enfance. En 1899, à seize ans, elle retourne à Paris avec ses parents et y trouve un travail comme employée de magasin. Expérimentant la précarité du salariat, elle devient militante socialiste. Elle s’intéresse à la vie politique, participe à des réunions, fréquente une Université Populaire, « Le Réveil des 1er et IIe arr. ». Féministe, elle milite pour l’égalité complète entre femmes et hommes et pour l’indépendance financière des femmes. En 1905, elle rejoint la SFIO.

Mariée à Charles Gibault, Suzanne a un enfant avec lui. Son mari meurt au combat pendant la Première Guerre mondiale ; elle se retrouve veuve et doit élever seule leur enfant. Le 23 mars…

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Léon Blum

Je ne résiste pas en ce jour de fête des 80 ans du Front Populaire à publier un bout de discours.

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Vous invoquez la nécessité du renouveau. Mais plus que de tout le reste, vous avez peur de la nouveauté, vous avez la nostalgie de tout ce qui peut vous rapprocher de ce parti tel que vous l’avez autrefois connu et pratiqué. Vous avez peur de la nouveauté. Vous n’en voulez pas dans la confection des listes, dans le choix des candidats. Vous n’en voulez pas quand elle se présente comme un apport de forces fraîches que vous avez accueillies au lendemain de la Libération avec réticence, avec méfiance. Vous avez cette même nostalgie du passé, cette méfiance et presque ce dédain, vis-à-vis des femmes et des jeunes. Vous ne faites pas place aux femmes sur les listes électorales. Vous ne considérez les jeunes que comme des recrues. Vous avez peur de la nouveauté jusque dans les alliances politiques. Je vous remercie d’avoir écouté avec bienveillance ces vérités un peu amères et un peu sévères, mais, vous le voyez, si mal il y a, le mal est en vous ; le mal, c’est le manque d’ardeur, le manque de courage, le manque de foi. 

Tout ça en 1946, par Léon Blum lors de son dernier congrès du parti socialiste, qui s’appelait encore la SFIO.

Oui oui en 1946. Ses mots résonnent encore aujourd’hui, 70 ans plus tard.